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Moussa Hamadou Djingarey

Moussa HAMADOU DJINGAREY
est un réalisateur et producteur nigérien né le 09 juillet 1973 à Zinder.
De 1999 à 2002, il suit
une formation pratique aux techniques de l’audiovisuel à Elhayate Production de
Djeddah, en Arabie Saoudite.


En 2002, il fonde la société
de production MD digital vidéo production, à Niamey. Il réalise et produit des
films institutionnels pour l’ORTN , des ONG internationales et des ambassades
étrangères ; des spots publicitaires ou de sensibilisation ; des
sketches de la troupe Mourna de Nourou Ouallam, ainsi que des clips vidéo du
groupe Kaidan Gaskia, Mali Yaro…

En 2005, Moussa Hamadou
Djingarey suit une formation en écriture de scénario film documentaire, Africadoc
à Saint-Louis au Sénégal ; puis une autre sur la production de films de
sensibilisation en 2006 à l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information
et de la Communication IFTIC Niger.
Il réalise son premier
film, le documentaire « La mystérieuse croix d’Agadez » (2005) et
enchaine avec « Tagalakoy » (2006). Le film institutionnel « Lutte
contre la désertification au Niger » (2006) est distingué par un prix à la
première édition du Festival International du Film de l’Environnement du Niger FIFEN
2006.

En 2008, il se forme au montage
numérique des films à l’Institut camerascola à Paris. Il réalise le film
documentaire « Sorkos, maîtres de l’eau, entre tradition et Modernisme »
qui reçoit le Prix Oumarou Ganda au 3e Forum Africain du Film Documentaire FAFD
de Niamey.
Moussa Hamadou Djingarey se
tourne ensuite vers la fiction avec le court métrage « Un casting pour un
mariage » (2008), qui remporte le 2è Prix de films fiction du Clap Ivoire.
En 2009, il suit un stage
de formation en Production-Réalisation audiovisuel au service audiovisuel du
conseil général de Val-de-Marne en France. Il se forme aux techniques de
Réalisation au Clap-Ivoire Cote d’ivoire 2009.

En 2010, il réalise le film
documentaire « Djamma, Madame Courage ». Il enchaine avec « Le
chemin de l’intégration » (2010) qui obtient le 3e prix meilleur
documentaire au festival Clap ivoire d’Abidjan 2010.
Moussa Hamadou Djingarey est
élevé au grade de Chevalier du Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Niger,
pour service rendu à la nation,
lors de la célébration de la proclamation de la République du Niger en 2010.
Il suit une formation à
la technique de doublage de films au CIRTEF de Cotonou au Bénin.
Son premier long métrage
fiction est « Hassia : Amour ou Châtiment » (2010). Le film raconte
l’histoire d’une jeune élève de 14 ans qui souhaite poursuivre ses études en
ville mais qui voit ce rêve brisé par son père qui la donne en mariage à son
cousin qui finit par l’abandonner suite à une fistule obstétricale à l’issue
d’une grossesse. « Hassia » est sélectionné dans de nombreux
festivals : en compétition officielle FESPACO 2011, festival Vue d’Afrique
Canada, Image et vie de Dakar, festival de Milan en Espagne…

« Mon retour au
pays » (2012) est l’histoire de Habib qui après des études en France rentre
au pays et crée une société dans laquelle il nomme son meilleur ami Omar en
qualité de directeur adjoint. Coureur de jupon et homme intriguant, Omar
recrute sa cousine Mamou, qui elle-même est déterminée à se faire une place
dans la société. Mamou arrive à se faire aimer par Matyam la fille métisse
d’Habib, qu’elle séduit et épouse. Omar et Mamou s’entendent pour se débarrasser
d’Habib et régner sur sa fortune… Le film reçoit le prix du meilleur scénario
au GPACT d’Abidjan en Côte d’Ivoire, et est sélectionné en compétition officielle
du FESPACO 2013, à la seizième édition du Festival du cinéma africain de
Khouribga (FCAK) au Maroc, au festival écrans noirs Cameroun 2013.
En 2013, il réalise le
film « Koré ». C’est l’histoire d’un jeune médecin qui revient au
village pour aider sa communauté. Mais à chaque coup il fait face à la
résistance… A travers ces défis, il découvre la persévérance de la jeunesse.

« Tourmi »
(2015) parle d’un vaillant roi du village de Rayouwa, qui a réussi à mettre son
village à l’abri des trafiquants et des bandes armées qui le convoitent, pendant
25 ans. Après sa mort, tous ses efforts risquent de s’écrouler…

Moussa Hamadou Djingarey réalise
le film « Le pagne » (2016), qui est un grand plaidoyer contre l’excision,
la déscolarisation, les grossesses précoces et non désirées, la séquestration
des femmes, l’homicide… Ce film est sélectionné dans de nombreux festivals
internationaux. Il décroche quatre nominations à la 12è édition du
festival African Movie Academy Awards AMAA 2016 : meilleur film, meilleur
réalisateur, meilleur acteur et meilleure musique de film. Il a été sélectionné
au 20è festival Ecrans Noirs de Yaoundé Cameroun 2016, à la 16è édition du
festival Lumières d’Afrique de Besançon France 2016, à la 6è édition du
festival international du film africain AFRIFF Nigeria 2016, à la 1ère
édition du Toukountchi Festival de Cinéma du Niger TFCN 2016…
En 2018, Moussa Hamadou
Djingarey réalise le film « Ma belle-mère, ma co-épouse ». Raicha est
une jeune femme touarègue qui s’est mariée à Hamada, un instituteur. Le jeune
couple mène une vie paisible. La mère de Hamada s’est remariée à un autre homme
avec qui elle vit dans un lieu pas très loin. Celle-ci mécontente du mode de
vie du jeune couple, met tout en œuvre pour les séparer. « Ma belle-mère,
ma co-épouse » a été en sélection officielle Panorama du FESPACO 2019.
Moussa Hamadou Djingarey est consultant en audiovisuel auprès de l’ambassade des États-Unis au Niger. Il forme chaque année une dizaine de jeunes à la réalisation et à la production audiovisuelle.

FILMOGRAPHIE
2005 : La mystérieuse croix d’Agadez
2006 : Tagalakoy
2006 : Lutte contre la désertification au Niger
2008 : Sorkos
2008 : Un casting pour un mariage
2010 : Djamma, Madame Courage
2010 : Le chemin de l’intégration
2010 : Hassia, amour ou châtiment
2012 : Mon retour au pays
2013 : Kore
2015 : Tourmi
2016 : Le Pagne
2018 : Ma Belle-mère, ma coépouse

Wikipedia. Moussa Hamadou Djingarey
Claude Forest (2017). Africultures.  Moussa Hamadou Djingarey : « Faire des films d’Africains pour lesAfricains »
Nigercultures. Moussa Hamadou Djingarey
Souley Moutari (2017). Le Sahel. Interview
: Moussa Hamadou Djingarey, cinéaste, réalisateur nigérien

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